Bilans psychologiques à Rouffiac-Tolosan (31)

Les Bilans Psychométriques et de Personnalité

 

Le Bilan Psychométrique

Les échelles de l'efficience intellectuelle sont la base du bilan psychométrique. Elles permettent de mesurer le quotient intellectuel (QI), d’analyser les capacités cognitives et intellectuelles de l'enfant, comprendre quel est son fonctionnement, où se situent ses difficultés et de mettre en évidence une éventuelle précocité intellectuelle (intelligence différente et parfois moins adaptée aux normes sociales).

Les performances intellectuelles sont analysées afin de déterminer dans quels domaines il est performant ou moins à l'aise (forces, atouts et secteurs de vulnérabilités). Le bilan permet de comprendre ce qui peut le mettre en difficulté (troubles dys...?) et de proposer des aménagements de la pédagogie et des apprentissages scolaires, proposer aussi une éventuelle prise en charge auprès d'autres professionnels (relais) ainsi qu'un suivi adapté.

Le profil est soit homogène (permet d'obtenir un QI chiffré), soit hétérogène (écart entre les différentes échelles qui ne permet pas d'établir un score moyen) mais dans les deux cas, il est possible d'en dire quelque chose et d'interpréter les résultats. Lors du dernier rendez-vous, un document écrit confidentiel est remis à l'enfant et à ses parents.

Il ne faut pas oublier qu'au-delà de la "mesure" de l’intelligence, le bilan de l’efficience intellectuelle est représentatif du profil psychologique de l'enfant à un instant précis, il doit être fait en tenant compte de son état émotionnel. Il se complète donc de tests de personnalité émotionnelle qui permettent de définir son profil psychologique complet, mettant en avant ses atouts, ainsi que ses difficultés dans différents domaines (affectivité, maturité...). L’analyse des épreuves projectives liées au test psychométrique, va permettre de comprendre pourquoi et comment le sujet ne peut exploiter au mieux ses ressources intellectuelles. Pour ces raisons, je propose toujours un bilan complet lorsqu'il s'agit d'une demande d'un bilan psychométrique (test QI + test projectif).

Le Bilan de Personnalité

Pour sonder la sphère relationnelle, émotionnelle et intrapsychique, les psychologues utilisent des tests de personnalité émotionnelle, dits "projectifs". Le bilan de personnalité évalue les processus affectifs sous-jacents de la personnalité. Il comprend un test projectif adapté à l’âge de la personne (Patte Noire, CAT, Rorschach pour les enfants; TAT ou Rorschach pour les adolescents ou les adultes), auquel s’ajoutent d'autres tests (dessins ou une autres épreuves...).

Le bilan psychologique est comme une photographie à un instant donné des capacités cognitives et du fonctionnement psychique de la personne. Ces résultats sont susceptibles d’évoluer dans le temps selon le développement psychologique et affectif de l'enfant ou du jeune. Ses difficultés et sa souffrance sont au centre du travail, il n'est pas question d'étiqueter de façon définitive le sujet.

Le bilan peut-être réalisé indépendamment, sans test du quotient intellectuel. Il s'agit alors d'un bilan psychologique de personnalité.

 

 

 La dyspraxie

La dyspraxie est un trouble peu connu qui touche la mise en place des habiletés motrices et gestuelles, difficilement décelable, encore mal diagnostiqué et peu traité. La dyspraxie est un dysfonctionnement neuropsychologique non verbal qui toucherait environ 6% des enfants. 

L'apprentissage puis la réalisation d'un geste implique de bonnes compétences motrices, un système sensoriel intègre et performant et une bonne planification du geste :

-une phase intentionnelle, où le sujet exerce un contrôle volontaire sur l'ensemble des processus de régulations nécessaires

-une phase d'automatisation où le système consolide les programmes nouvellement élaborés puis les exécute à moindre coût attentionnel.

Les enfants dyspraxiques ne passent pas par la phase d'automatisation, ils sont obligés de toujours exercer un contrôle volontaire très coûteux entraînant une fatigue qui passe souvent inaperçue.

Il existe différentes formes de dyspraxie (le plus souvent imbriquées les unes dans les autres) :

-la dyspraxie gestuelle : gestes globaux (marche, vélo, natation...) ou plus fins (ciseaux, collage, précision...)

-la dyspraxie bucco-faciale : ne permet pas l'imitation ou l'exécution d'un geste de la bouche ou du visage (difficultés à manger proprement, à se moucher...)

-la dyspraxie constructive : difficultés dans les activités d'assemblage en 3D

-la dyspraxie visuo-spatiale : difficultés dans les reproductions des relations spatiales en 2D (copie d'un support à un autre tel que du livre ou du tableau au cahier)

-la dyspraxie oculo-motrice : troubles de la fixation, des poursuites oculaires, du saut de ligne (lecture)

-la dyspraxie de l'habillage (rarement isolée) : lenteur pour s'habiller, difficulté à ajuster ses vêtements (boutons, fermetures à glissière, laçage...)

Concrètement, la dyspraxie est un dysfonctionnement de la planification et de l’automatisation d’une praxie, c’est-à-dire du savoir faire d’un geste volontaire que l’enfant dyspraxique n’arrivera pas, malgré des efforts répétés, à programmer de façon automatique.
On parle de « maladresse pathologique ».

La dyspraxie a souvent un impact très néfaste sur le développement de l’estime de soi. Parce que les habiletés physiques et sportives sont grandement valorisées en âge scolaire, l’enfant dyspraxique se fait souvent rejeter. Il a un fort sentiment d’être incompétent dans presque tout ce qu’il fait et il croit qu’il ne peut rien faire comme les autres. Ceci a pour conséquence qu’il a tendance à éviter les activités de groupe, se retirer et se replier sur lui-même et parfois même sombrer vers la dépression.

Pour toutes ces raisons, un accompagnement psychologique s’avère important pour ces enfants.

 

 

Témoignage:

"Grâce à un bilan psychologique complet, nous avons découvert que notre fils de 10 ans, en échec scolaire, souffre depuis toujours d'une dyspraxie visuo-spatiale jamais diagnostiquée. Mme Caisso, après une écoute attentive, a réalisé des tests de QI et de personnalité. Elle nous a conseillé de poursuivre le bilan avec une orthoptiste qui a confirmé les problèmes neuro-visuels. Depuis, des aménagements scolaires ont pu être mis en place, et surtout, nous savons que ses problèmes de lenteur sont dus à ce trouble spécifique, pas à un problème intellectuel, de maladresse ou de "fainéantise". Merci."

Maman de T.